Histoire du quartier Haut-Goulet / Jules-Auffret

Origines
Ce quartier est nommé ainsi en référence à la rue Jules-Auffret (du nom du résistant français, habitant à Bondy et martyr à Chateaubriand) et au Goulet, du vieux français gueule, désignant un passage étroit entre deux collines ou un ruisseau. Il évoque donc la topographie des lieux et le nom du cours d’eau qui s’y trouvait. L’appellation d’un lieu Goulet de Noisy se retrouve dès le XIVe siècle : un chemin accédant à Romainville y passait.

Hauteurs de la ville, exploitation en profondeur
Le sol de Noisy a toujours été source de travail. En plus des cultures agricoles et maraîchères, le sous-sol de Noisy était exploité dès le XVIe siècle. Il existait quatre carrières de gypse le long des hauteurs de la ville dont deux étaient sous les lieux-dits Le Parc et Sous le Parc, exploitées à ciel ouvert. La production servait, entre autres, pour les constructions dans Paris. La majorité des ouvriers étaient étrangers et à la fin du XIXe siècle, faisaient l'objet de nombreuses plaintes des Noiséens (ivresse, maraudages...). Au XXe siècle, les exploitations diminuent jusqu’à disparaître dans les années 1950.

La défense de Paris : le Fort
Un camp retranché commandé par le maréchal Soult existait à l’emplacement du Fort de Noisy en 1830. Dès 1840, avec 14 autres, ce Fort de Noisy est réalisé dans le but de créer un réseau de protection autour de la capitale, en complément de l’enceinte fortifiée de Paris, aujourd’hui quasi disparue. Il est rattaché à la commune de Romainville depuis 1850. Après diverses utilisations, il abrite toujours des services de la sécurité extérieure. Un périmètre de verdure l’entoure et contient une espère rare protégée, les crapauds calamites Bufo Calamita.

Le Haut-Goulet - Jules-Auffret aujourd’hui
Malgré son importance militaire, le quartier a surtout été marqué ces cinquante dernières années par son intérêt culturel et sportif. Le stade et la piscine Huvier tirent leur nom de M. Huvier, diplômé professeur de gymnastique en 1900 et enseignant à Noisy-le-Sec, tué lors du bombardement de 1944. Mais la présence des carrières a rendu le sol fragile, obligeant la fermeture de la piscine puis sa démolition en 2015. De son côté, Le Trianon, rendu célèbre par l’émission La Dernière séance d’Eddy Mitchell dans les années 1980, est aujourd’hui un cinéma de quartier proposant des événements originaux et de qualité comme le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec. Sur le plan des transports, le quartier bénéficiera d'une station de métro dans le cadre du prolongement de la ligne 11

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