Histoire du quartier Langevin

Origines
Même si les noms des lieux-dits "Pierre-Feuillère", "Trois-Bonnets" ou "Chemin de Brément" apparaissent déjà au XVe siècle, les terres du futur quartier Langevin sont pendant longtemps très peu habitées. Tout comme le quartier Léo-Lagrange, le quartier Langevin reçoit très tardivement son nom, qui est celui de son école de quartier. Paul Langevin était un célèbre physicien français du XXe siècle connu pour sa théorie du magnétisme. Même s’il est décidé, dès 1961, que le groupe scolaire s’appellerait Paul-Langevin, le quartier est encore nommé, dans les années 1970, quartier Neuilly ou Stephenson-Neuilly-Cité des Fleurs.

L’exploitation de la terre
En sous-sol, des carrières de gypse, dans le prolongement de celles du quartier Haut-Goulet - Jules Auffret, sont exploitées soit à ciel ouvert, soit en galeries souterraines (sous l’actuel stade Allende), du XVIIe jusqu’au XIXe siècle. Elles sont alors transformées en champignonnières et occasionnellement en bananeraies. C’est dans les années 1950 qu’elles sont définitivement comblées. En surface, les derniers pieds de vigne sont arrachés dans les années 1910 pour laisser place à la culture maraîchère. Après la Seconde guerre mondiale, il reste peu d’exploitants agricoles, la plupart des cultivateurs ayant vendu leurs terres rendues inexploitables par le bombardement. C’est le début de la transformation du quartier. Les dernières terres maraîchères, celles de la famille Chalmandrier, disparaissent dans les années 1970 pour construire le stade Allende.

L’explosion de l’habitat collectif
La transformation visuelle du quartier débute avec la réalisation de pavillons individuels en 1949-1950, la cité-jardins du Londeau, ensuite rattachée au quartier Langevin. Le nombre de logements collectifs explose en 1957 avec la réalisation des plus grands ensembles HLM de la ville de l’époque, à l’initiative de l’Office départemental d’HLM : les cités Pierre-Feuillère, Trois-Bonnets et Stephenson. Leur forme architecturale était également une nouveauté. La Cité des Fleurs est inaugurée dix ans plus tard au sud du quartier.

L’implantation des services
Face à l’affluence de population dans le quartier à la fin des années 1950, la mairie décide de construire un nouveau groupe scolaire, celui qui donnera son nom définitif au quartier. Les infrastructures destinées aux loisirs sont développées à proximité : la plaine de jeux (1973), le stade Allende (1974)... La Ville y implante également ses services techniques dès 1976 (ateliers municipaux, garages...).

Le quartier Langevin aujourd’hui
Le quartier Langevin conserve majoritairement son visage des années 1970-1980. La Ville de Noisy y a réalisé la rénovation de ses cités, comme dans les autres quartiers noiséens, mais aussi plus récemment l’aménagement des rues pour la sécurité des riverains. Son groupe scolaire va faire l'objet d'une rénovation en profondeur. Celle-ci a été entamée début 2018 par la construction des nouvelles écoles maternelles Anémones et Bleuets pour une livraison à la fin de cette année. S'ensuivra la réhabilitation du bâtiment des élémentaires, dont les études techniques sont déjà bien avancées. 

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