Histoire du quartier Merlan

Origines
Le mont Maurillon, Mourlan ou Merlan dominait autrefois un hameau (bourg sans église) auquel il donna son nom. Rattaché à l’abbaye de Saint-Denis dès le début du IXe siècle et au monastère d’Argenteuil en 1003, Merlan dépendait donc directement du roi de France, en tant que fief religieux.

Le rattachement à Noisy-le-Sec

C’est seulement au XVIe siècle qu’il est rattaché au village de Noisy et devient fief laïc. Plusieurs nobles l’ont dominé comme Jacques-Olivier Picques, son dernier possesseur avant la Révolution française. Le chemin qui reliait Merlan et Noisy est agrandi et unifié au XIXe siècle. La rue prend le nom d’Enfer car elle est située dans la partie la plus basse du village, puis sera renommée rue Denfert-Rochereau en 1888.

Une culture maraîchère et viticole
Malgré l’importance des vignes sur le territoire noiséen (plus de 60 % des habitants étaient vignerons au XVIIe siècle) mais également des noyers, Merlan était le lieu de la culture maraîchère noiséenne. Au début du XIXe siècle, 95 % des terres étaient cultivées et les productions partaient à la vente aux Halles de Paris. En 1924, un marché aux comestibles fut ouvert tous les dimanches au rond-point de Merlan, mais il ne dura que peu de temps.

La Cité expérimentale
Le MRU (Ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme) choisit Noisy-le-Sec pour un projet de Cité expérimentale, aussi appelée Cité de compensation sur les espaces libres des champs de Merlan. 56 maisons sont construites entre 1946 et 1953, à proximité de l’avenue du Général-Leclerc selon différents modèles (français, anglais, américain, finlandais...) à l’opposé des maisons d’avant-guerre. 224 habitants louaient à prix réduit dès octobre 1948. Depuis 2000, la Cité est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques pour la préserver mais aussi valoriser le quartier. 43 pavillons sont encore en place.

Merlan aujourd’hui
Le quartier de Merlan conserve encore une forte notion de village. C’est dans cet esprit que les travaux de rénovation du quartier de la fin des années 1980 se sont opérés avec la création d’une place dédiée à la vie du quartier. Il s’agit de la place du Moulin-Fondu, agrandie et restructurée selon le projet de Garry Faïf. Le quartier a abrité plusieurs années un centre national des arts de la rue. Il portait ce même nom de Moulin-Fondu, en 
référence à un vieux moulin
 à l’abandon qui y existait au
 XVe siècle. 

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