Noisy-le-Sec d'hier à aujourd'hui

L'existence de Noisy-le-Sec remonte au moyen-âge. Son histoire contemporaine est étroitement liée à l'essor des chemins de fer.

D'après certaines découvertes archéologiques, le territoire correspondant à l'actuelle commune de Noisy-le-Sec aurait connu des traces d'occupation humaine dès la Préhistoire. S'il est probable que l'origine du village de Nucetum (ce terme renvoie aux noyers qui y étaient présents en grand nombre) remonte aux premiers siècles de notre ère, il faut attendre le Moyen Âge pour que son existence soit mentionnée par des documents d'archives. Durant toute la période médiévale et l'Ancien Régime, la propriété foncière à Noisy-le-Sec est essentiellement aux mains de seigneurs laïcs et de grandes abbayes de la région parisienne (abbayes de Saint-Denis, de Saint-Maur, de Livry, de Saint-Antoine-des-Champs).

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, Noisy-le-Sec demeure un modeste village d'agriculteurs, de maraîchers et de vignerons, mais l'arrivée du chemin de fer en 1849 marque une nette inflexion en terme d'activité économique et de démographie. Ainsi, la population connaît une hausse continue entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du siècle suivant : 2 010 habitants en 1851, 2 976 en 1866, 3 897 en 1881, 8 105 en 1896 et 13 648 en 1911.

En 1906, lors de travaux dans son jardin, un noiséen mit au jour 2 squelettes placés côte à côte. Il s’agissait d’éléments d’une plus vaste nécropole mérovingienne, tout près du lieu-dit « les petits noyers ». Mais la première référence écrite à la terre de Noisy, encore aujourd’hui conservée, date du VIIe siècle. Il s’agit du testament de Dame Ermenthrude, à travers lequel elle transmettait son pouvoir sur les vignobles du Mont Maurillon (Merlan d’aujourd’hui).

À la veille de la Première Guerre mondiale, 2 300 personnes travaillent à Noisy-le-Sec pour la Compagnie des chemins de fer de l'Est (contre seulement 600 en 1900) et la gare devient, à l'occasion du conflit, un des plus importants centres de régulation de France pour le transport de troupes militaires. Terriblement touchée par les bombardements alliés survenus dans la nuit du 18 au 19 avril 1944, la ville devient le symbole des communes sinistrées en région parisienne avec un très lourd bilan humain (environ 500 morts) et la destruction totale ou partielle de la majeure partie de son parc immobilier.

Néanmoins, la ville renaît de ses cendres après guerre et est le théâtre de deux ambitieux projets d'aménagement mis en œuvre par le ministère de la reconstruction et de l'urbanisme. Le plus célèbre des deux a permis à une cité expérimentale de maisons individuelles préfabriquées de voir le jour dans le quartier de Merlan ; l'autre s'est caractérisé par la construction d'immeubles collectifs non loin de la gare.

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